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mercredi 8 février 2023

No one is innocent, album "Of Kingdom and Crown" (2022), "13" (2013) et “Boston” (1976)

Initialement écrit le 04 et 05/11/2022


Le nouvel album de Machine Head, "Of Kingdom and Crown", est sorti fin août dernier. Il se veut moins engagé mais plus lyrique que le précédent, avec toujours cette patte propre au groupe. La basse manque un peu de volume ceci dit.
Robb Flynn toujours aussi prolifique et polyvalent.

Et pourquoi ne pas avoir intégré dans le corps de l'album le bonus track instrumental "Exteroception" qui est très cool ? Il aurait pu être casé au milieu de la galette même si c'est un concept-album (il l'est surtout dans les lyrics finalement).
Les autres titres plus engagés qu'ils ont sortis entre ces deux derniers albums ne siéraient certes pas ici dans leur fable, mais mériteraient également une place dans un futur disque.


À noter que Robb Flynn est un des rares dans le milieu à avoir publiquement manifesté sa ferme opposition au "white power" et autres signes hitlériens délivrés par le leader de Pantera lors d'un concert récent rassemblant plusieurs groupes. Ce dernier avait constitué une défense prétextant que c'est parce qu'il y avait du vin blanc qui tournait en coulisse, d'où le "white power lol" qui aurait été en guise de blague. 😆 Sauf que Robb Flynn et d'autres qui étaient présents ont attesté qu'il n'y a jamais eu aucun vin blanc en coulisse, tout ça n'étant qu'une défense d'avocat préparée après coup par le leader de Pantera et ses associés.
Quelque temps plus tard, ce dernier revenait en disant qu'en fait il était juste bourré et qu'il s'excuse.

En même temps je trouve que l'iconographie de Pantera n'a jamais trop laissé de confusion sur le sujet, même dans les années 90. Et je les ai jamais trop écoutés parce que musicalement et stylistiquement ça restait toujours assez pauvre en comparaison de certains de leurs contemporains souvent moins connus.
Sur ces entrefaites, Flynn a longtemps continué de se faire pourrir et de recevoir des menaces de mort après son opposition publique. Donc même si je hais la voix suave qu'il prend dans les passages acoustiques depuis les années 2000 (il faisait pas ça avant dans les deux premiers albums pourtant), braveau à lui.

*

J'ai reécouté l'album come-back de Black Sabbath de 2013 intitulé "13". Et l'album qu'ils vont sortir en 2023, il s'appellera 23 c'est ça ? Ça va ils se foulent pas trop les gars  =>[]

Moins enthousiaste qu'à la première écoute, car la fainéantise des mélodies chantées d'Ozzy m'a vraiment sauté aux oreilles cette fois. C'est quasiment toujours pareil, avec la même cadence très (trop) lente et très similaire d'un morceau à l'autre au niveau des notes. Dommage parce que derrière, le reste des instrus assurent et délivrent de bonnes compositions.

*

J'ai écouté le premier album éponyme de Boston de 1976, du rock / hard-rock soft des années 70 que mon père avait en vinyle mais que j'avais jamais écouté. C'est en voyant passer la couverture sur youtube que je me suis dit que c'était le bon moment pour y jeter une oreille.


Il y a tellement d'autres albums vinyles 33 tours d'obscures groupes de rock / hard-rock des années 70 dont je me souviens avoir seulement admiré les couvertures lors de ma prime jeunesse, des trucs pas possibles avec des guerrières en petite tenue et tout mais pff... xD je pourrais difficilement les retrouver sur google avec des mots-clés.
Bref, le premier album de Boston c'était cool, léger et pas mal créatif, avec plein de petits solos de guitare sympas et des choeurs façon rock des seventies qui font tout le charme de ces vieilles pistes. C'est peut-être une des plus anciennes occurrences de mi-do-sol-ré que j'entends aussi, à vérifier parce qu'il y a sûrement des trucs des années 50-60 que j'ai oubliés.
J'avais jamais remarqué que les fameuses soucoupes sur la couverture qui sont pourtant imprimées dans mon cerveau, c'était des guitares en fait lulz, on voit les manches discrètement derrière.

*

Le premier album éponyme de "No one is innocent" m'avait marqué à l'époque de sa sortie en 1994, malgré ses maladresses notamment dans les passages en langue anglaise. C'était une sorte de Rage against the Machine francophone, mais avec sa propre patte et quelques envolées instrumentales bien senties dans leurs morceaux.
J'avais jamais écouté leurs albums suivants, alors c'est parti. Le suivant est sympa mais un peu bordélique avec une cacophonie de riffs de guitare non-stop à l'opposé de l'ambiance très drums & bass du précédent. Mais toujours cette ambiance un peu sale et dissonante qui montre que musicalement ils ont cherché des trucs, on peut pas leur enlever ça.
Et la dizaine d'albums suivants se fait en collaboration avec une sorte de DJ électro, ce qui se ressent dans le style et donne des pistes plus simplistes, moins rock expérimental et un peu plus... bah euh électro. Ça reste vite-fait engagé au niveau des textes, mais dans l'ensemble pas trop emballé.

En 2015 ils recrutent un nouveau guitariste qui leur fait un peu retrouver leur vibe d'autrefois, et ça donne un album assez cool qui pour le coup fait vraiment Rage against the Machine bis. Les suivants suivent la même voie, en moins appliqué peut-être (à vrai dire j'ai oublié lol).
Donc globalement pas si enthousiaste sur les albums qui ont suivi le premier même si quelques fulgurances ici ou là, en plus le chanteur a été poursuivi récemment pour agression sexiste/sexuelle mais j'en sais pas plus.
 

Lofofora (fusion), Lost Society et Havok (thrash)

Initialement écrit le 03/11/2022


Voilà je pense que j'ai écouté plus d'une centaine d'albums de musique ces derniers mois, notamment pas mal de thrash. Back to the roots de quand j'étais ado où j'avais que ma chaîne hifi, mon crayon et mon imagination pour me distraire. 😛 
Je ferai ça en plusieurs articles même si vous vous en foutez, mais je vais pas vous placarder plein de vidéos comme un gros lourdingue.
Bon, j'ai un peu oublié les premiers que j'ai écoutés au début du marathon je vous avouerai.


Lost Society est un jeune groupe finlandais de thrash, enfin il l'était pendant ses premiers albums avant de connaître un revirement que je qualifierais méchamment d'émo notamment après 2020, sûrement dû à la grosse tête, l'argent et la coke. Mais les solos de guitare pétaient tout dans leurs premiers albums, en alternance entre le guitariste et le chanteur/guitariste, très skillés.


Havok est également un jeune groupe de thrash, qui cette fois a gardé un cap plus régulier même si peut-être un peu moins de technicité à la guitare notamment à leurs débuts. Mais une bonne maîtrise des cassures rythmiques comme je les aime tant. 😺


Mais ces deux groupes ont comme beaucoup de groupes modernes, le syndrome de la lambda-itude de leur style vocal, qui (heureusement ?) utilise les méthodes safe de scream. 
Alors c'est une bonne chose que les chanteurs d'aujourd'hui utilisent des méthodes safe qui leur permettent d'avoir des cordes vocales qui survivent plus de 5 ans, mais en même temps je sais pas, il faut avouer que ça a beaucoup moins de gueule et que ça se ressemble beaucoup d'un groupe à l'autre.
Dans les années 90 personnellement j'appelai ça le syndrome "Killing Culture", qui était le nom d'un groupe qui avait ce style de voix assez lambda et fade sur leur album éponyme. En fait tous ces chanteurs qui utilisent cette méthode safe aujourd'hui sonnent tous un peu comme ça, donc ça fait un peu clones. Mais bon, c'est moins dangereux pour la santé et plus conseillé, alors je vais pas trop leur jeter la pierre non plus. xD 

*

Lofofora, groupe de "fusion" (c'est comme ça qu'on appelait ça à l'époque) francophone que j'ai découvert avec une oreille amusée en 1995 avec les diffusions radio de "L'oeuf" ("Nous sommes tous sortis de la même poule, du même oeuf... Tous sortis de la même moule, de la même meuf..." enfin un truc comme ça).
Amusée car le gros scream en français avait un côté caricatural aux premiers abords (mais finalement la musicalité, la plume, l'engagement et la bouteille finissent par imposer un certain respect), et puis via leur deuxième radiodiffusion avec "Holyday in France" qui se prenait elle-même moins au sérieux.
Du coup, après être tombé sur le clip "Amne's history" de leur deuxième album qui m'avait ému de par son thème sur les camps de la mort et les fantômes du nazisme qui reviennent (avec un clip bien kitsch avec des CGI de 1995 😆), j'avais acheté / me suis fait offrir à mon anniv / tiré (un des 3, je me souviens plus) leur deuxième album, qui était bien cool. Leur reprise de "Vive le feu" des Bérus dévastait tout.

J'avais souscrit au petit papier dans la boîte de CD pour recevoir des goodies, du coup après ça, même si je suivais plus du tout Lofofora, j'ai continué à recevoir leur fanzine "Sriracha Sauce" (qui n'a pas de rapport avec mon pseudo, car je crois que le nom du personnage de sriden m'était venu avant) pendant des années, avec des actus sur leur collectif constitué de plusieurs groupes de fusion et beaucoup de choses un peu underground. Je lisais pas grand chose à chaque exemplaire, mais je me souviens des illus de style street-art omniprésentes qui étaient plutôt stylées.



Et ces derniers mois donc, j'ai écouté toute leur discographie. En fait après le 3e album ils perdent leur guitariste Ridfa, et les albums qui suivent n'auront plus jamais ce son hardcore, musicalement ça sonne plutôt rock soft. Ça devient tout de suite moins cool, mais il y a encore de bons trucs, Reuno assure toujours niveau performance vocale et sa plume s'affine au fil du temps.
Ils ont même fait un album acoustique en 2018 lulz. Globalement les textes deviennent de moins en moins engagés et de plus en plus personnels (ça finit par se répéter un peu au niveau thématique j'ai remarqué). J'ai cru comprendre qu'ils avaient gagné en notoriété après les années 2000, ceci pouvant éventuellement expliquer cela 😛 (là où ça restait relativement de niche dans les années 90).
Le pire c'est que le fameux Ridfa que regrettent nombre d'anciens fans, a traversé une période difficile où il a même fini SDF dans les années 2000. Je sais pas ce qu'il devient maintenant, mais y'a pas moyen de le ré-inviter dans le groupe aujourd'hui ? Peut-être que lui ça l'aiderait à se refaire, et ça redonnerait du punch à Lofo quitte à avoir deux guitaristes.

Mais ils m'ont permis de découvrir plein de groupes à l'époque, Oneyed Jack et j'en passe. Il y avait toute une effervescence dans ce genre de collectifs musicaux d'extrême-gauche pendant cette période, qui j'imagine doit être passée au-dessus de la tête de beaucoup des jeunes têtes blondes des générations suivantes. Ils sont parfois liés aux redskins qui ont contribué à éviter que les groupes skinheads prennent des proportions hors de contrôle dans les rues pendant les années 80 et 90, souvent en mettant leur vie en danger sans arrêt, mais de nos jours il n'y a plus grand monde pour se rappeler d'eux. Et puis quand on voit à quoi ça a servi aujourd'hui maintenant les autres ils deviennent plus skinheads ils rentrent directement dans la police c'est plus safe, enfin moi je reste là pour rappeler leur mémoire. 🙏
 

 

Eternal Darkness (2002)

Initialement écrit le 14/01/2023


Ça fait plusieurs fois que je vois citer "Eternal Darkness" (2002, exclusivité Gamecube) dans les sphères ludico-lovecraftiennes, alors j'ai décidé d'y jeter un oeil. Ça a l'air d'avoir eu son petit succès et sa petite influence à l'époque.

Le jeu a été créé par Denis Dyack et son studio "Silicon Knights" qui est à l'origine de Blood Omen (1996), le premier jeu Legacy of Kain, et qui s'est vu arracher cette dernière licence des mains par Eidos, qui l'a ensuite confiée à Crystal Dynamics et Amy Hennig pour donner Soul Reaver (qui est très bien, mais plus grand chose à voir avec le Blood Omen original, donc Denis Dyack a dû avoir un peu les boules car c'est un peu comme si on lui confisquait son bébé pour en faire une danseuse du ventre sur les trottoirs sans qu'il puisse faire quoi que ce soit) mais je sens que je commence déjà à aller trop loin dans mes métaphores alors on va se calmer. =>[]


L'animation des visages sur le sol est du plus bel effet horrifico-creepo-psychédélique in-game.



Donc Eternal Darkness est un pur jeu de l'univers de Lovecraft, mais sans avoir les droits (les noms changent, le Necronomicon s'appelle autrement... même la page wiki anglaise du jeu ne fait jamais référence à Lovecraft, je pense que c'est voulu).
Et sans le pendant un peu beaucoup raciste de notre cher H.P qui était finalement à l'origine de toute la création Cthulhuo-lovecraftienne, très basé, on peut le sentir,  sur la peur primale de l'inconnu / cultures inconnues et le réflexe de refuser la possibilité que ces autres cultures soient autant poussées sur certains aspects, et donc de les associer par fantasme et par ignorance à une intervention cosmique externe.
Sinon dans ce jeu il y a tous les codes, et plus si affinités car les développeurs y ajoutent quand même leur propre patte. Il y a même des brisages de 4e mur quand sa jauge de sanity est bientôt vide et que notre personnage devient fou, le jeu fait parfois des faux bugs et des faux resets façon Hideo Kojima xD (mais ça reste rare).



Le jeu est bon, notamment en terme de survival-horror psychologique à énigmes (l'horreur est parfois assez crue du moins pour l'époque). Le travail sonore est super, et on sent que les gameplays proposés ont eu pas mal d'influences sur ses successeurs. Plus particulièrement, et c'est là toute la cruauté de l'ironie, sur les suites de Soul Reaver où les nappes de pleurs en fond et autres éléments trouvés notamment dans le 3e opus "Defiance" ont très probablement puisé son inspiration sur Eternal Darkness, la similarité m'a vraiment sauté aux yeux et aux oreilles. (après, peut-être que non et que ce ne sont que coïncidences, m'enfin vu la connexion... 🐷)

- Razieeeel, c'est les Hyldenz qui te paaaarlent
- Nooon, lâchez-moi bande de sales plagiaires du futur !!§


On contrôle différents personnages à travers plusieurs époques allant de l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui, en plusieurs endroits du monde différents donc il y a une dimension un peu pluri-historienne pas trop mal fouillée et étudiée dans ce jeu qui précède les Assistanat Creed (même si en vrai, non il n'y avait pas de gigantesques créatures ancestrales cachées sous les églises pendant la première guerre mondiale, enfin que je sache).

Niveau gameplay, on peut attaquer / fendre certaines parties du corps de l'adversaire, on doit gérer une barre de santé mentale qui rend le décor instable et nous fait voir des hallucinations quand elle est presque vide, et il y a quelques rares petites phases où on peut summon des petites créatures pour qu'elles s'immiscent dans des petits trous et nous ouvrent des trucs de l'autre côté (comme dans mon jeu Xavier Bouyouf, kopieure !!§).
Mais même si le gameplay était assez frais pour l'époque, vers la fin du jeu ça peut devenir assez saoulant de lancer des spells en boucle au bout d'un moment, en plus il y a toujours un ramdam d'enfer avec un spectacle sons et lumière à chaque fois qu'on en fait un, donc on va finir avec des lunettes noires et des boules quies à la longue.



Sinon, j'ai parcouru assez vite les textes en ligne sur le sujet mais Silicon Knights a fait faillite et a fermé depuis, et il semble que Denis Dyack ait tenté plusieurs fois de faire une suite à Eternal Darkness jusqu'à aujourd'hui, mais à chaque fois on lui met des bâtons dans les roues et des roues dans les bâtons, genre il a essayé un kickstarter mais il n'a pas abouti. C'est un peu le Terry Gilliam du jeu vidéo ce type en fait. Moi je le soutiens, Blood Omen était un vrai coup de coeur et Eternal Darkness est également très cool et très chiadé.

Le hic que je retiendrai le plus, ce sont les cutscenes parsemant le jeu avec l'antagoniste qui communique avec son maaîîître super-Lord Mégazor via un portail qui fait écran de télé, ça fait très méchant de X-Or et c'est assez cliché kitchisant (ou kid-cheesant, c'est comme on veut).
Ils auraient aisément pu enlever ces cutscenes qui ne sont pas si utiles ("c'est bientôt prêt cher maîîître, on pourra bientôt vous ouvrir le portail vers notre dimension, nyak nyaaak / - Dépêche grouillot, ou je te transforme en salsifis de boyaux par la pensée ! Je me gèle mes divines miches dans ce néant intersidéral, plus vite ! / - Oui maaîîître") x6... ou alors quitte à garder les cutscenes, représenter l'antagoniste en train de parler tout seul les genoux à terre, comme si on ne pouvait pas savoir si c'était réel ou pure folie.

Bref.
 

samedi 7 mai 2022

Samurai Fiction (1998)

Initialement écrit le 15/02/2022


J'ai revu Samurai Fiction (1998), un des premiers films de chambara que j'ai vraiment vus en fait. Parce qu'avant 98, bonjour pour voir d'autres films de ce genre sur les 5 chaines françaises non-cryptées et avec une seule télé familiale. Mais j'ai pu progressivement rattraper un peu dans les années qui ont suivi avec Arte. 👹

Curieuse entrée en matière tout de même : des plans rouges en couleur en plein milieu d'un film en noir et blanc, des musiques à coup de guitares électriques en reverb voire même carrément groovy tranchant nettement avec le thème du film, ce qui avec le recul apportait un vent de fraîcheur audacieux à ce genre qui pouvait finir par se montrer répétitif pour le japonais lambda.
Le fait est que Hotei Tomoyasu, celui qui joue le méchant dans le film, a composé et joué toutes les musiques. C'est un musicien très connu au Japon, et maintenant connu un peu partout : il a participé à la BO de Las Vegas Parano, Tarantino lui a piqué des chansons (et a par la même occasion piqué l'intro de Samurai Fiction pour Kill Bill), et il a tourné avec énormément de stars occidentales de la musique depuis, où il est décrit comme ci-dessous :

"Undoubtedly the coolest man on site during his afternoon set on the main stage,
performing instrumental sections fit for several people in his ability to flick between
technically staggering solos and crunching guitar chords whilst jumping around the stage
like an excitable Duracell rabbit."

Ça m'intrigue, il faudrait que j'écoute ses albums. Dans la musique du générique de fin, il pète un solo de guitare bien badass quand même.


Pas mal d'humour (le film joue sur certaines caricatures et certains clichés de personnages, le héros de l'histoire est un abruti, mais est-il réellement le vrai protagoniste ?) avec une certaine légèreté un peu typée manga oldschool, mais avec une petite histoire assez prenante quand même.
Le film est sur Youtube depuis deux petites années où il a l'air de ne pas trop être embêté pour le moment, avec des sous-titres anglais assez approximatifs et une luminosité un peu sombre. Lol, comment ils ont fait ce plan à l'époque ? Il n'y avait pas encore de drône et les hélicoptères téléguidés (comme utilisés dans La Haine par exemple) n'avaient pas une telle précision. 


Les combats n'ont rien à envier à ceux présents dans les chambara classiques auxquels ce film rend hommage, tout en apportant une touche de modernité et de légèreté. Évidemment il n'y a pas les trucages en CGI qu'on peut facilement faire aujourd'hui pour ajouter des gerbes sanglantes ou des lames en post-prod qui traversent les corps. Bref en un mot comme en sang, un film modeste mais cool.
 

The Witch (2016) et Krampus (2016 aussi)

Initialement écrit le 03/04/2022


J'ai vu The VVVVitch (2015) avec Anya Taylor-Joy dans son premier rôle au cinéma. En VF par contre, aïe le doublage fr est pas toujours très convaincant. Superbe image, très beau travail sonore, bon jeu d'acteur... sinon le fond est plutôt de l'horreur psychologique sur la foi et l'aliénation.


On apprend sur le carton final avant le générique de fin que les dialogues étaient directement tirés d'archives et de témoignages judiciaires du 17e, en veillant à les respecter au plus près. C'est le genre de trucs que je préfère savoir au début, je choisis généralement un film en fonction de ses critères qui seraient susceptibles de m'intéresser (acteurs impliqués, thème, conditions spéciales du film ou autres) plutôt que de voir des trailers qui ne sont que d'immenses publicités (que je regarde jamais du coup).
Bref, l'intrigue ne m'a pas transporté plus que ça mais c'était techniquement excellent, braveau.


En parlant de films d'horreur de 2015, j'avais aussi vu Krampus il y a quelques temps. Apparemment il y a déjà eu plusieurs films du même nom sur cette sorte d'anti-père noël démoniaque, mais celui-ci est moins navé-esque et plus léché. Finalement ce film est une sorte de Gremlins avec moins d'humour et un poil plus de nightmare-fuel.

Super travail au niveau sonore, sinon c'est surtout divertissant, un bon petit film à mettre dans le coin du salon le soir de Noël pour faire chialer les petits de 6 ans. =>[]
Le synopsis je me souviens plus trop, je crois que la famille du petit héros est bourrée de cassos alors il fait un voeu pour qu'ils meurent tous (et ça invoque Krampus) ou un truc comme ça.
 

Possession (1981)

Initialement écrit le 05/02/2022


J'ai vu "Possession" (1981) avec Sam Neill et Isabelle Adjani. Intrigué par les images d'un jeune Sam Neill encore ensanglanté des pieds à la tête pour pas changer, ça fait une poignée d'années qu'il prenait la poussière sur ma liste de films à voir.
Le réalisateur Zulawski étant un migrant issu du bloc de l'Est, l'action se passe au pied même du Mur de Berlin, on voit même les sentinelles soviétiques de l'autre côté qui les regardent et qui sont manifestement les vrais.

Le début m'a un peu agacé avec ce côté histoire de couple qui se querelle de manière hystérisante un peu typique des films d'auteur des années 70 (bon, Adjani déjà... mais là c'est en mode over 9000).
Mais le thème est plus large, il fait un parallèle de plus en plus évident (enfin, évident... pour un film de ce genre) avec l'avènement de l'autoritarisme et sa gestation (on est en plein dans l'actualité dis donc) en utilisant une pincée d'horreur lovecraftienne et beaucoup de crises de folie de la part de tous ses personnages pour l'illustrer.


Beaucoup de dialogues semblant sans queue ni tête ou s'essayant à l'allégorie pas toujours très finaude, évidemment bourré de scènes malsaines et plus ou moins difficiles selon son vécu, mais on pourra pas retirer à ce film son côté marquant, et l'implication des acteurs à 2000% y joue pas mal. J'ai trouvé Sam Neill assez captivant dans son jeu mais ça je pense que c'est aussi dû à mon petit attachement perso pour certains de ses rôles ultérieurs comme dans L'Antre de la Folie. (en même temps c'était ma motivation principale pour aller regarder ce film)

Attention, la vraie version c'est 2h04. La version charcutée de 1h20 c'est poubelle direct.

Et je crois que c'est la première fois que je vois un film sur mon ordi en aussi bonne qualité. En dehors du vrai cinoche où je vais peu souvent, j'étais plutôt habitué au streaming en 360p ces 10 dernières années. 🐵 Mais là, grande résolution genre 1000 et quelques pixels,  VO avec fichier de sous-titres anglais au poil... pas trop la tête à regarder des films de querelles incessantes sur le moment mais au moins sur le plan technique c'était farpait.
Trop même, parce que mon ordi sursoufflait la mort tout du long à cause de la haute résolution. 🐰
 
 

Loving Vincent (2017) et Arrival (2016)

Initialement écrit le 25/01/2022 et le 11/03/2022

J'ai vu "Loving Vincent" (2017), un film où chaque frame est une peinture véritablement peinte à la main façon Van Gogh, avec la participation de plus de 100 artistes-peintres.

C'est super et assez impressionnant, et le film joue de pas mal de mouvements de caméra (là où il aurait pu rester principalement sur des plans fixes vu l'ampleur du projet) et de transitions peinturlurées qui donnent une vraie magie à l'ensemble.

Par contre c'est rotoscopé (notamment les personnages), donc quand ça passe aux flashbacks en noir & blanc, l'image semble trop proche de la pellicule d'origine et on ne distingue presque plus le côté peinture, donc limite autant mettre les scènes d'origine à ce tarif-là.

Mais globalement quand c'est en couleur c'est 'achement beau. La plupart des scènes clés reprennent les derniers tableaux et portraits de Van Gogh vu que l'action se passe dans le même lieu concerné peu de temps après sa mort. Beau travail au niveau sonore aussi.


*

J'ai vu Arrival (2016) sur les extraterrestres qui font des ronds de tasse de café pour communiquer. En anglais sous-titré en égyptien sinon c'était pas rigolo. C'était cool, ils assemblent un peu les éléments les plus pittoresques de la linguistique pour en faire quelque chose d'alien et c'est assez intéressant (j'en ai fait de la vraie linguistique poussée à la fac et c'est très très chiant, en fait ça pédale souvent dans le vide). Ça m'a pas non plus transcendé mais sympa et bien réalisé.
Ils ont pas compris qu'en fait les aliens jouaient au jeu du rond.
Si les humains regardent le rond, on a le droit de les taper.

L'auteur du livre original semble avoir des origines asiat donc le truc de la vision du temps non-linéaire, j'imagine qu'il l'a basé sur les concepts bouddhistes etc pour que ça semble un peu alien et exotique aux occidentaux. 🐷 Aussi c'est cool que (spoiler) les traits des extraterrestres soient finalement pas ceux de bêtes pieuvres, mais que leur apparence complète révèle une forme plus lovecraftienne qui rappelle un peu les bactériophages.

Sinon la prochaine fois que vous passez 30 mois à essayer de décrypter un langage extraterrestre visuel en attendant de savoir comment vous allez traiter avec eux, arrêtez d'être cons et commencez par communiquer avec des dessins, ça ira plus vite. =>[]